Internet casse de plus en plus les codes dans la façon avec laquelle nous envisageons le travail. Face au chômage ambiant, le micro-travail [propulsé par le boom de l’internet], se dresse de plus en plus comme moyen d’absorber le chômage et la précarité ambiante et de donner à des millions d’individus des moyens de rallonger leur fin de mois.

Des particuliers équipés d’un ordinateur et payés à faire du traitement de texte, de la modération sur les réseaux sociaux ou du classement de factures pour le compte d’entreprises , faire de la traduction de documents dans d’autres langues, développer un logiciel pour une PME, etc: c’est le principe de l’économie de la prestation nouvelle génération, se faisant essentiellement par internet et payé à la tâche. L’Afrique a de quoi se faire une place de choix dans ce nouveau modèle notamment du fait du coût local de la main d’œuvre relativement faible.

On assiste ainsi depuis plusieurs années à l’apparition dans le monde et en Afrique en particulier d’initiatives et plateformes allant dans ce sens et couvrant toutes les variantes du micro-travail et du e-lancing (travail par internet). On peut citer notamment:

https://www.upwork.com/: qui est une plateforme internationale pour les travailleur indépendant (freelancer). Les entreprises ayant des missions ponctuelles viennent sur cette plateforme trouver des freelancers en même de les accomplir. Les compétences recherchées vont du développement logiciel, design graphique en passant par les compétences en traductions, comptabilité et finance, etc.

freelancer.com: Autre plateforme international dans la même logique que upwork.

http://www.trustin.io/: qui a pour vocation d’être une plateforme mettant en relation les entreprises voulant se lancer sur le continent Africain avec des talent locaux (pour la plupart les étudiants surtout ceux en fin d’étude sont visés mais que) qualifiés et motivés, de façon flexible et sans engagement. Les domaines visées sont notamment: Études et analyses de marché, Développement commercial et recherche de partenaires, Marketing et Communication, Administratif et Juridique, Finance et Comptabilité, Intelligence économique, audit industriel, étude environnementale, etc. Donc si vous avez des compétences dans ces domaines n’hésiter pas à aller sur la plateforme les faire valoir.

Naijacloud: une initiative impulsé par le gouvernement du Nigeria de mise en relation entre employeurs et micro-salariés numériques.

Amazon Mechanical Turk: plateforme de micro-travail du géant de l’e-commerce Amazon.

Isahit: plateforme bâtit sur  le modèle d’Amazon Mechanical Turk et visant particulièrement l’Afrique et son immense gisement de potentiel micro-travailleur. Lancé depuis bientôt 1 an, le  site revendique payer 20 dollars (18 euros) par jour pour sept heures de travail, et entend recruter 10 000 personnes à Dakar, Abidjan, Ouagadougou, Pointe-Noire et Yaoundé. Elle prétend ainsi se démarquer du géant Amazon dont les niveaux de rémunération sont jugées faible frisant même l’exploitation.

C’est vrai que le micro-travail n’est qu’une solution à court terme au problème à long terme que constitue le chômage (qui ne sera résolu de façon pérenne que par une industrialisation effective du continent) mais c’est elle constitue déjà une forme d’autonomisation de la jeunesse du continent Africain.

http://www.jeuneafrique.com/391751/societe/micro-emplois-ligne-a-lassaut-de-lafrique/

http://www.jeuneafrique.com/391751/societe/micro-emplois-ligne-a-lassaut-de-lafrique/

http://www.jeuneafrique.com/426007/economie/chomage-jeunes-economie-informelle-travail-afrique-face-aux-defis-futur/